Le handicap ou les troubles du comportement sont parfois difficiles à expliquer aux autres, mais aussi à soi-même, car il est parfois difficile à assumer.
Si l’on parle tôt ou tard de maladie, de syndrome, de pathologie, le terme «handicap » entre souvent bien plus tard dans le vocabulaire de la famille. Un terme qui dérange fortement certains parents, parce qu’il dépasse la sphère médicale et annonce la discrimination sociale dont leur enfant pourrait souffrir dans l’avenir. Il peut être assez longtemps difficile, émotionnellement, de parler de la déficience, du handicap. Et les parents semblent être assez d’accord avec l’idée largement répandue selon laquelle on n’accepte jamais le handicap de l’enfant, mais on peut petit à petit arriver à le reconnaître, à dépasser le stade du déni, de la révolte et de la souffrance aiguë.
Le choix, par la suite, d’inscrire l’enfant dans le réseau ordinaire (crèche, école, loisirs) va souvent confronter les parents à la nécessité de pouvoir s’exprimer sereinement sur ce sujet, notamment pour rassurer les instituteurs mais aussi et surtout pour aider leur enfant et son entourage à répondre aux inévitables questions qui leur seront posées.